L’intervention du président de la république était attendue.

le 13 mars 2020 | 0 commentaire

dimanche.png

Depuis des semaines, nous voyions venir une épidémie mal connue mais dont on sait qu’elle peut être meurtrière, de l’ordre de 3% des personnes touchées, 6% semble-t-il en Italie. Nous savons que beaucoup sont inquiets pour leur santé ou celle de leurs proches, mais aussi pour les conséquences de cette crise sanitaire sur l’économie et l’emploi.

Il faut donc tout faire pour freiner et limiter cette épidémie et la décision de fermeture des crèches et établissements scolaires, des maternelles aux universités, est justifiée ; on sait tous qu’elles sont le lieu d’échange des connaissances, mais aussi des maladies…

Cette crise fait tomber d’un coup les discours de rigueur et toutes les politiques qui depuis des décennies nous disent que l’hôpital, l’état, la fonction publique en général coûtent trop cher. Depuis des mois dans l’hôpital et toute la santé, un mouvement social exprime la colère de tous les soignants confrontés au manque de lits, de postes, de moyens…

Le président qui était pour tous celui des riches doit reconnaître « La santé n’a pas de prix, le gouvernement prendra tous les moyens nécessaires » pour lutter contre le Codiv-19, « quoi qu’il en coûte » .

Quoi qu’il en coûte. Heureusement ! Qui pourrait justifier de laisser des gens sans soins face à cette maladie ?

Pour l’instant, Emmanuel Macron n’a pas annoncé de créations de postes, il est vrai qu’on n’invente pas des médecins en quelques minutes. Il va manquer des urgentistes, des pneumologues, (et des appareils respiratoires…) Aujourd’hui, un tiers des postes existants d’anesthésistes ne sont pas pourvus ! lLe secteur de santé privé doit être mobilisé, voire réquisitionné pour contribuer à l’effort demandé au secteur public.

Il faut un plan d’urgence pour ouvrir des lits, et des décisions fortes doivent être annoncées, sur le budget des hôpitaux en répondant aux revendications des personnels, et sur un plan de recrutement et de formation de personnels en renforts.

Cette épreuve va bousculer nos habitudes. Nous sommes obligés de surmonter l’individualisme et le chacun pour soi qui marque notre société. Cette épreuve peut être une occasion de retrouver ce qui fait la force d’un pays, sa solidarité, sa vie sociale

C’est pourquoi le maintien des élections municipales est important. Nous devons poursuivre la vie démocratique et sociale de notre pays, c’est aussi une condition, pour résoudre un par un les problèmes pratiques que nous posent cette épidémie.

Aucun spéculateur ou affairiste ne doit pouvoir profiter de cette crise. Les salaires de tous doivent être maintenus, dans le public comme dans le privé, il faut des mesures spécifiques pour les précaires, et donc il faut reporter les réformes de l’assurance chômage comme des retraites.

Tous les économistes annonçaient une prochaine crise boursière et économique, tellement les bulles spéculatives gonflent partout dans le monde. Ce sera la vraie épreuve une fois le coronavirus surmonté. Il faudra interdire au système financier de faire payer la crise aux salariés au seul profit des plus riches…

A dimanche, au bureau de vote ! Tout sera fait pour que la journée se passe dans la sérénité en respectant avec sérieux les règles de prévention sanitaire, en donnant la priorité aux personnes âgées ou fragiles. Ensemble, faisons vivre la démocratie !